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Carnaval de Tarifa

Bien que les origines du carnaval remontent aux banquets que les romains dédiaient à leurs divinités, ce qui, réellement, a donné un sens à cette célébration fût la litturgie religieuse du Moyen Age. Le carnaval a été institué comme l'explosion des plaisirs charnels qui se fêtaient avant le Câreme, ce qui veut dire, aux quarante jours qui précèdent la Pâque y durant lequel l'église catholique oblige l'abstinence de tous types de plaisirs. Le câreme était un temps de recueillement et d'obscurité, alors qu'avant cette période si triste, tout était permis. Les gens mangeaient, buvaient et s'amusaient en prévision de cette période prolongée de jeun.

Durant ces jours d'anarchie tolerés se popularisaient les masques, qui permettaient de se comporter sans crainte de représailles ou du ridicule et offraient la possibilité de critiquer le pouvoir. Durant une semaine, il était permis de "se moquer" des gouverneurs et des chefs, parce qu'ensuite tout rentrait dans l'ordre. De cette manière, débuta la coutume de se déguiser pour vivre pendant un temps une autre identité ou pour pouvoir se moquer du pouvoir sans peur. A Càdiz, se formèrent des groupes non professionnels qui se dédiaient durant toute l'année à préparer et répéter des textes comiques et critiques pour être prêt pour le mois de février. Chaque groupe choissait un costume commun ou typique et un nom différent chaque année (normalement en relation avec le sujet général des textes écrits). Chaque groupe participe à un grand concours qui débute plusieurs semaines avant le carnaval. Les textes, acompagnés de mélodies connues ou à la mode, se basent sur l'actualité politique ou sociale (autant nationale que locale) de l'année écoulée, et le climat de "bon enfant" oblige les ridiculisés d'accepter les critiques sans se vexer. L'humour et "le double sens", ainsi que la prononciation enfantine et la gestuelle exagerée sont quelques unes des techniques utilisées. Il existe différents types de groupes: les "cuartetos", groupe de 3 à 5 personnes qui fonctionnent comme les petits groupes de théâtre comique, les "chirigotas" qui sont les plus répandus et ceux qui relient le mieux la musique et le comique, les "comparsas", qui comptent plus de participants et dont les textes sont plus sérieux et élogient la ville et les femmes, et enfin les "coros" qui sont des groupes qui se composent de beaucoup de personnes et perfectionnent le jeux de voix et disposent de plus d'instruments et ils sont aussi moins ironiques. Un instrument typique de ces groupes sont les "pitos de caña" (une flûte simple). Ils utilisent aussi des tambours et de petites guitarres.

Dans le temps, la participation aux groupes étaient interdites aux femmes, mais depuis quelques années, ils existent des "chirigotas" mixtes ou même exclusivement formées de femmes. Il y en a même ou participent des enfants.

A l'approche du carnaval s'organisent, sur les petites places typiques de Càdiz et de la province, des fêtes où tout le monde est invité à manger certains produits: des oursins, des moules, du poissons frits, tout cela accompagné de présentation en directe des "chirigotas" et des "comparsas". En plus, durant le carnaval même se présentent des groupes dits "illégaux", ce qui veut dire que ce sont des groupes qui ne se présentent pas au concours officiel , mais qui font la joie des habitants de Càdiz et des ses visiteurs.

L'importance du carnaval de Càdiz se doit d'une part aux influences venues de Venise et du Brésil, et aussi, suite à la période franquiste durant laquelle était interdite cette fête dans toute l'Espagne, les gens continuèrent ici à se déguiser sous le nom de "fête hiver". Ces fêtes étaient tellement importantes que les autorités n'osairent pas les interdire et seulement demandairent d'éviter les masques et les critiques politiques. Le carnaval de cette province est aussi différent de celui très spectaculaire de Río de Janeiro ou de Ténérife, il valorise plus la celèbre ingeniosité de Càdiz ainsi que le sens de l'humour et l'originalité. La participation est massive et presque tout le monde se déguise. Si le temps le permet les bals se célèbrent dans la rue et souvent jusqu'au petit matin. A Tarifa, il existe aussi la coutume de déguiser la statue de "Guzman el Bueno" qui se trouve sur l'Alameda.


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